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Archives de 'Bourane'

La dernière Tempête de l’Empire

Il y a quelques jours TV Roscomos a publié un reportage sur le programme Bourane-Energia intitulé Последний « Буран » Империи (La dernière Tempête de l’Empire).

Ce projet a été le programme spatiale le plus chère de l’Union Soviétique, mais après un vol réussi, en mode automatique, le projet a été endormi puis stoppé. Ce reportage explique pourquoi les Soviétiques on décidés de construire cette navette et l’évolution qu’a pris le projet.

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Source: TV Roscosmos.


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Visite du musée de l’aviation et de la cosmonautique de Moscou

museum central house aviation space

De retour de mon petit séjour en Russie je publie les images des musées, sur l’espace, que j’ai visité. Ici, c’est le musée de l’aviation et de la cosmonautique qui se trouve à Moscou non loin de l’ancien aéroport.

A venir d’autres visites de musée.

C’est par ici pour la visite.

Roscomos ne fera pas renaître le projet Bourane

Buran A.N. Perminov

Dans une série de questions/réponses données à l’occasion de l’ouverture d’une école pour les jeunes, le directeur de Roscosmos, A.N. Perminov a confirmé qu’il n’y avait pas de plans pour faire renaitre le projet Bourane, ni même pour développer un système de transport réutilisable, en tout cas sur le modèle du Shuttle/Bourane.

D’après le président de Roscomos il n’est pas prévu de développer un système réutilisable même si l’idée est intéressante et qu’il est utile de continuer les recherches dans cette direction. Mais la manière dont cela a été entreprit sur Bourane et sur la navette Américaine est désavantageux car cela implique des coût d’utilisation important et n’est pas sécurisé.

Le point principal est l’aspect économique, le lancement d’une navette Américaine coutent jusqu’à 0.5 milliard de dollars, cette somme est très importante même pour un pays comme les États-Unis.

Le deuxième point porte sur la sécurité, ce vaisseau n’est pas sûr à 100%, les deux accidents sur le Shuttle l’ont montré. Malgré le haut degré de fiabilité des composants de Bourane et du Shuttle, cela reste pareil pour Bourane. Cette voie n’offre pas d’avantages et est risqué.

Ещё на один вопрос ответил А.Н. Перминов -  о «Буране»:  «Нет ли сегодня планов возрождения этого проекта или каких-то других проектов создания многоразовых пилотируемых космических кораблей?»
«Не хотелось вас огорчать, но лучше сразу сказать: нет, не планируем. Идея создания многоразовых космических кораблей сама по себе хорошая и будет использована дальше однозначно.  Но как она была исполнена и на «Буране», и на американских шаттлах, она оказалась невыгодной из-за высокой стоимости обслуживания  и ненадёжности.
Во-первых: экономический аспект. Стоимость запуска одного шаттла обходится НАСА до 0,5 млрд долларов. Это очень много даже для такой страны, как Америка.
Во-вторых: надёжность. Пока ещё не обеспечена 100-процентная надёжность кораблей многоразового использования, и 2 случая катастроф с шаттлами тому свидетельство. Несмотря на отличия в схеме компоновки «Бурана» и шаттлов, всё остальное на «Буране» то же самое – те же недостатки. Это направление оказалось невыгодным и опасным.

Source: http://www.federalspace.ru/main.php?id=2&nid=11499

Igor Volk à Speyer

Igor Volk (chef des pilotes de test Bourane) était au musée Speyer (Allemagne) le 8 mai dernier pour accueillir la capsule Soyouz TM-19 et proposer une séance de dédicaces dans le nouveau bâtiment de l’espace.

volk speyer 2010 speyer 2010

Photos: Nicolas Pillet.

Le général de la guerre des étoiles

Il y a quelques jours TV Roscomos a publié un reportage sur les avions orbitaux, le Spiral, les BORs et Bourane, et leurs implications militaires. Leurs développements a été étroitement lier aux visions de Gleb Lozino Lozinsky (chef de projet Bourane) qui voyait les voyages dans l’espace à bord de vaisseaux ailés.

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Les technologies de Bourane pour chauffer les maisons

Fenêtre

Les autorités de Moscou demanderont que les habitations soient équipées de matériaux isolants performants développés par l’Institut de Recherche sur les Matériaux d’Aviation de Toutes les Russies, ont rapportés les journalistes le 20 mars dernier durant une visite de cet institut par le maire Yuri Luzhkov.

Le maire a précisé que l’une des plus importantes tâches de la ville était d’assurer une gestion efficace de l’énergie pour le chauffage et de promouvoir l’utilisation de nouvelles technologies. Il a aussi ajouté qu’en 2010 la ville dépensera plus de 8 milliard de roubles dans le domaine des développements scientifiques, ce qui est largement supérieure aux dépenses de l’année précédente.

Comme le dit le directeur de l’institut Yevgeny Koblov, la discussion va porter sur l’utilisation de matériaux, utilisés pour le projet Bourane, dans le cadre de l’amélioration de l’efficacité thermique des habitations. Selon lui des accords on déjà été trouvés à ce sujet. De plus, a précisé Koblov, Moscou envisage l’utilisation de fibres de carbone développées par l’institut au cours de la construction de bâtiments.

L’Institut de Recherche sur les Matériaux d’Aviation de Toute l’Union a été crée et rattachée au ministère de l’industrie lourde d’URSS le 28 juin 1932, puis au gouvernement de la Fédération de Russie.

D’autres photos du modèle Bourane 2.01

Voici quelques photos que j’ai pris l’été dernier à Tushino (région de Moscou) où est stockée la navette de deuxième génération Bourane OK-2.01, on peut voir qu’elle est entreposée dans de bien mauvaises conditions.

Cabine Cabine Fuselage

Un spectacle inattendu

Jean Loup Chretien Jean Loup Chretien

Jean-Loup Chrétien s’envole pour l’espace le 24 juin 1982. Il devient le premier occidental à voler dans l’espace (non Soviétique, non Américain) mais aussi le premier cosmonaute français. Il resta plusieurs jours dans l’espace à bord de la station orbitale Saliout pour procéder à des expériences dans le cadre de sa mission au CNES.

En 1988, il a de nouveau la chance de partir pour l’espace, toujours avec les Soviétiques, mais à bord de la nouvelle station MIR pour une mission de coopération franco-soviétique Aragatz. La date de lancement est prévu le 26 novembre 1988, hors 11 jours plus tôt a lieu un autre événement historique.

Jean-Loup Chrétien ainsi que ses collègues du Soyouz TM-7, Alexander Volkov et Sergeï Krikalev, arrivent à Baïkonour plusieurs semaines avant le lancement pour finir leur entrainement sur place. Le matin du 15 novembre ils sont réveillé dans la nuit par le personnel de l’hôtel qui leur disent qu’un lancement va avoir lieu. C’est alors que le petit groupe de cosmonautes, l’équipage doublure, et quelques personnes de l’hôtel montent sur le toit du bâtiment et regardent en direction du pas de tir de la fusée lunaire qui éclairait la nuit. A l’époque l’URSS est en dans un triste état financier et le programme Energia-Bourane subit de sévère coupes de budgets, certains disent mêmes que si le lancement n’a pas lieu ce jour là il n’aura jamais lieu.

Et soudain une grande lueur apparut à l’horizon. Spectaculaire et éblouissante, cette lumière se mit à monter lentement vers la baser des nuages qu’elle atteignit en quelques secondes, passant de ce point incandescent à un superbe disque lumineux qui s’éteignait lentement au fur et à mesure que Bourane montait dans la masse nuageuse. Bourane était parti par une météo exécrable, dans un nuit noir d’encre, et allait devoir revenir à Baïkonour dans quelques heures et réussir son premier atterrissage automatique. C’était aussi son premier vol, et tout ceci sans aucun équipage. Nous restions incrédules, et surveillons pendant les heures suivantes l’évolution de la météo. Il était clair que nos collègues russes avaient pris beaucoup de risques. Nous sûmes plus tard que les chances de succès avaient étéestimée à moins de 50%. [...]

La chaîne de télévision locale transmettait en direct la suite des événements. Bourane commença sa rentrée dans l’atmosphère à l’heure prévue, et nous regardions avec anxiété l’image prise par la caméra de télévision tournée vers la base des nuages dans l’axe de la piste. Le plafond étais bas, il continuait à neiger, et un vent traversier très fort continuait à souffler. Bourane sortit soudain des nuages, quelques 20 à 30 secondes avant son atterrissage. Nous retenions notre souffle et regardions ce majestueux engin commencer son arrondi avant de toucher la piste. L’atterrissage fut superbe, et Bourane s’arrêta majestueusement dans un tonnerre d’applaudissements. Faisant fi des risques encourus en s’approchant trop rapidement, toute une troupe d’autorités ingénieurs et techniciens avait bondi vers ce héros pour l’acclamer avec enthousiasme. La vodka coulait à flots, tous sachant déjà que malgré ce succès, ce vol risquait de rester le premier et le dernier.

Extrais du livre: Rêves d’étoiles, Jean-Loup Chrétien.

Visite du président François Mitterrand, pour le lancement de JL. Chrétien, dans le hangar du bâtiment 112.

President Mitterrand Baikonur

Concorde présidentiel sur l’aéroport Yubileiniy (piste d’atterrissage de Bourane).

Concorde Baikonur